M. Fabius Quintilianus,

  1. Stanisław Śnieżewski

Abstract

M. Fabius Quintilianus, Institutio Oratoria, VIII 6, 1–IX 2, 1–80

 

Nous traduisons et commentons une partie des livres VIII 6, 1 à IX 2, 1–80 du texte de Quintilien, qui a commencé cette partie de son oeuvre par une définition du trope (trópoj). Celui-ci consiste dans le remplacement artistique d’un mot ou d’une expression par une autre. Le rhéteur est conscient de la querelle existant entre grammairiens et lettrés d’une part, et philosophes d’autre part. Elle porte sur les types de tropes, leurs genres, nombre et relations. Selon Quintilien, le plus beau trope est la métaphore (metaforá). La Nature même nous ayant donné la possibilité de nous servir de la métaphore, elle est un trope si élégant et si plaisant que, même lorsqu’elle intervient dans un excellent discours, elle brille de son propre éclat sur le fond de ce discours. La métaphore est censée occuper une place libre, ou, si elle occupe la place d’un autre mot, avoir un sens plus étendu que l’expression qu’elle remplace. Les métaphores sont partagées en quatre groupes. Dans le premier, nous avons affaire à la situation où un objet en remplace un autre; dans le deuxième, on remplace un objet inanimé par un autre de même nature; dans le troisième, on remplace un objet animé par un inanimé, et dans le quatrième, c’est inverse. L’emploi modéré et judicieux des métaphores embellit le discours; par contre, leur excès rend le discours incompréhensible et inspire du dégoût, et leur emploi régulier donne naissance à l’allégorie et aux énigmes. La figure (schéma), comme son nom l’indique, est une tournure particulière de l’expression qui s’éloigne d’un principe commun imposé. Quintilien observe que la plupart des auteurs sont d’accord pour reconnaître deux catégories de figures: les figures de pensée, sentiment ou opinion (diánoia), et les figures du discours, c’est-à-dire les mots, expressions, style, langue ou capacités d’élocution (léxis). La similitude entre les figures et les tropes est si sensible qu’à première vue, on n’arrive pas à les distinguer. Même si certains diffèrent fort les uns des autres, en général, un lien étroit les rattache: ils s’écartent tous deux de l’expression directe et ordinaire tout en se rattachant à une certaine excellence rhétorique. D’autre part, certains genres ne se distinguent les uns des autres que par une ligne extraordinairement délicate: par exemple, l’ironie se trouve à la fois parmi les figures de pensée et parmi les tropes, et la périphrase, l’hyperbate et l’onomatopée ont été placées par d’excellents auteurs plutôt parmi les figures de discours que parmi les tropes. Quintilien rappelle aussi que pour certains auteurs, il n’existe qu’un seul genre de figures même si elles diffèrent les unes des autres quant aux raisons qui ont amené ces auteurs à adopter ce point de vue. L’exposé de Quintilien sur les tropes et figures est agrémenté de citations tirées principalement des oeuvres de Virgile et Cicéron.

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Classica Wratislaviensia

31, 2011

Strony od 71 do 104

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